baron lanteigne
nature morte 7
Aesthetically inspired by the retro-futuristic nature of technology in sci-fi cinema from the 90s and 00s, this installation offers an access point to a virtual world. The work presents a single, but fragmented window of screens on the floor. It peers into a world that has been forgotten, but is still up and running. This autonomous system isn’t necessarily meant for humans, and yet there is some human history still archived within it. To Baron Lanteigne, the relation between the public and the installation represents the discovery of this abandoned system and the data preserved in it. Because unlike most modern computers, this system doesn’t rely on the internet; everything is physically contained within the machine itself.

The central piece of this work combines a screen with various visually underlined and apparent electronic parts. The hanging sculpture faces away from the viewer, to showcase its inner workings. By taking the consumer electronics from which it is made deliberately out of their typical context, the work aims to reveal a potential that is often trivialized. As in other works by Baron Lanteigne, Nature Morte 7 brings attention to the container as much as the content; the physical electronics are as apparent as what is displayed on-screen. Both welcome reflection by bridging our two lived realities of the physical and virtual. The modular network of electronics seen on the back of the sculpture creates a glow that extends the virtual world seen within the screen, through light. The work also expands and exaggerates the amount of space such technology takes, in order to underline its pervasiveness.

Inspirée par l'esthétique rétro-futuriste de la technologie dans le cinéma de science-fiction des années 90 et 00, cette installation offre un point d'accès à un monde virtuel. L'œuvre présente une fenêtre – unique mais fragmentée – composée d'écrans posés au sol. Elle ouvre sur un monde oublié, mais toujours en activité. Ce système autonome n'est pas forcément destiné à l'humain, et pourtant, une partie de l'histoire humaine y est archivée. Pour Baron Lanteigne, la relation entre le public et l'installation représente la découverte de ce système abandonné ainsi que des données qui y sont conservées. Contrairement à la plupart des ordinateurs modernes, ce système ne dépend pas d'internet ; tout est contenu dans la machine elle-même.

La pièce centrale de cette œuvre combine un écran avec divers composants électroniques visiblement soulignés. La sculpture suspendue tourne le dos au spectateur, afin de mettre en évidence son fonctionnement interne. Les produits électroniques « grand public » dont l'œuvre est composée sont délibérément sortis de leur contexte habituel. Cela permet de révéler leur potentiel, qui est souvent banalisé. Comme d'autres œuvres de Baron Lanteigne, Nature Morte 7 fait appel au contenant autant qu'au contenu ; l'électronique physique est aussi apparente que ce qui est affiché à l'écran. Toutes les deux invitent à la réflexion en liant nos deux réalités vécues, physique et virtuelle. Le réseau modulaire d'électronique que l'on voit à l'arrière de la sculpture crée une lueur qui étend le monde virtuel dans l'écran, à l’aide de la lumière. L'œuvre agrandit et exagère également l'espace que prend une telle technologie, afin de souligner son omniprésence.